LA PAUVRETÉ… même en travaillant

cosette

Selon les chiffres que vient de publier l’Insee, plus de 8,8 millions de Français vivent en 2015 sous le seuil de pauvreté. Le taux de pauvreté a ainsi augmenté, passant en 2015 à 14,3 % de la population contre 14,1 % en 2014. Une hausse qui « proviendrait principalement de l’augmentation du nombre de chômeurs vivant au-dessous du seuil de pauvreté, elle-même liée à celle du nombre de chômeurs de longue ou très longue durée », précise l’Insee.

D’après l’Observatoire des inégalités, en 2014, 1,9 million de personnes ont un emploi… mais ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté (après avoir comptabilisé toutes les ressources : prestations sociales, revenus de leur conjoint…). Cela vient notamment du temps partiel contraint (personnes qui ne trouvent qu’un emploi à temps partiel, alors qu’elles voudraient travailler à temps plein) et des emplois précaires, des alternances de phases d’emploi et de chômage. En tenant compte des familles, 3,9 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre où un des parents a un emploi.

L’Insee note aussi une augmentation des inégalités en 2014 et 2015, un des bilans de la présidence Hollande… Cela ne préoccupe visiblement pas Fillon qui s’apprête à tailler dans l’assurance maladie et veut augmenter la TVA que même les plus pauvres payent en achetant leur baguette de pain. Valls préconise un revenu universel de base : un tour de passe-passe où, comme dans le système envisagé en Finlande, l’on prend toutes les allocations sociales, et avec l’argent récupéré, on distribue un revenu de base…

Philippe Poutou défend, lui, trois mesures immédiates : une augmentation massive des minima sociaux telle que personne ne sera au-dessous du seuil de pauvreté ; un droit à l’indemnisation pour tous les chômeurs (la moitié ne sont pas indemnisés) ; une interdiction du temps partiel contraint accompagnée d’un retour au CDI à temps complet comme norme d’embauche. Des mesures qui ne pourront être imposées que « quand tous les pauvres s’y mettront », comme le dit le vieux chant révolutionnaire sur la Commune de Paris.

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