LE CHIFFRE : 2,8%

C’est ce qu’on reçu les 10% des plus pauvres de la richesse nationale entre 1998 et 2008, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 %.
 

En dépit du ralentissement de la croissance, la France continue à s’enrichir. Entre 1998 et 2008, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s’est accru de 260 milliards d’euros en termes réels (inflation déduite). Mais cette richesse a été largement captée par une minorité.

Au cours de ces dix années, les 10 % les plus pauvres ont reçu 2,8 % de l’ensemble de la richesse nationale, alors que les 10 % les plus riches ont disposé de 31,7 %. Une part 11,3 fois plus importante. Si l’enrichissement était réparti de façon égale, chaque tranche de 10 % de la population aurait dû recevoir 26 milliards d’euros : les 10 % les plus pauvres ont touché 7,3 milliards, les 10 % les plus riches 82,7 milliards. Au total, les 40 % les plus démunis ont reçu seulement 22 % de l’ensemble des revenus.

aaaaaaaaa

L'EUROPE EST UNE DEMOCRATIE, SI, SI !

L’histoire de la construction européenne montre que ses promoteurs n’ont pas une grande estime de l’opinion populaire. On ne peut que se remémorer la Constitution Européenne, rejetée par les Français et les Hollandais lors d’un référendum en 2005. Les principaux points (et surtout l’esprit) de ce document d’obédience libérale n’ont pas manqué d’être repris, presque tels quels, dans le traité de Lisbonne adopté par les gouvernements des Etats membres, plus accommodants que leurs peuples.

Restait l’Irlande, dont la constitution interdisait d’adopter un tel document sans consulter les électeurs. Après un nouveau « non » populaire, les bureaucrates européens répliquaient en organisant un second vote. Heureusement, les Irlandais avaient eu le temps de Lire la suite

LA CREDIBILITE DU FMI


Le Fonds monétaire international   (FMI) est chargé de surveiller les pays pour vérifier leur « crédibilité ». Mais qui vérifie la crédibilité du FMI ? Dans sa présentation officielle, on explique qu’à la différence de l’Assemblée générale des Nations Unies, où chaque pays a une voix, le Fonds a été conçu pour refléter la position de chaque pays membre dans l’économie globale. Sur la base de ce critère, est assigné à chacun des 187 pays membres un quota qui détermine son engagement financier dans le Fmi et, proportionnellement à ce quota, son «pouvoir de vote ». Le principe « démocratique » est clair : plus un pays est fort économiquement, et plus il a de voix ; plus il est faible, et moins il a de voix. De sorte que quand on vote, le groupe comprenant 21 pays de l’Afrique subsaharienne peut lever seulement 3 mains, alors que le seul représentant des Etats-Unis, par une monstrueuse mutation génétique, en lève 17.

Dans le Fonds, dont le quartier général est à Washington, les Etats-Unis ont le « pouvoir de vote » maximal, en disposant d’environ 17% du total des voix. Viennent ensuite le Japon, l’Allemagne, la France et Lire la suite

9 NOVEMBRE 1989

Les autorités est-allemandes annoncent que les personnes désirant se rendre à l’ouest peuvent « passer par tous les postes frontaliers entre la RDA  et la RFA  ou par Berlin-Ouest. » A partir de 22h00 des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes  frontières. Déjà le 7 novembre un million de Lire la suite

LES BANQUES RAMENERONT LE FASCISME

Un appel de Mikis THEODORAKIS

« SI LES PEUPLES D’EUROPE  NE SE LEVENT PAS

LES BANQUES RAMENERONT LE FASCISME »

Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les Grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Theodorakis a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant « partenaires européens », c’en sera « fini de nous en tant que peuple et que nation ». Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une « fourmi » face à ces « partenaires », alors que le peuple le voit comme « brutal et offensif ». Si cette politique continue, « nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de Lire la suite

GESTION DE CRISE

De la Grèce au Portugal, en passant par l’Italie, la France ou l’Allemagne, ce sont les travailleurs qui doivent accepter l’austérité pour rembourser la dette des États. Pourtant la dette publique provient des exonérations et réformes fiscales qui ont bénéficié aux entreprises et aux plus riches. Elle est aussi le résultat de tous les plans de sauvetage des banques qui ont permis à ces dernières de spéculer de plus belle, y compris contre les États ! Nous avons déversé des centaines de milliards pour soutenir la finance, ce qui a eu comme résultat l’envolée de l’endettement public. Les banquiers ont ruiné la planète, et les contribuables ont payé plus de 3000 milliards d’euros pour éviter l’effondrement du système. Les responsables vont s’en sortir sans soucis, et les autres vont devoir se serrer la ceinture.

Malgré toutes les mesures prises, la crise du système capitaliste continue de s’approfondir, et les classes dominantes n’ont qu’une idée,  Lire la suite