IMPOTS: Oxfam dresse la liste des 15 « pires paradis fiscaux »

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Les Bermudes arrivent à la première place de ce classement portant sur l’impôt sur les sociétés, suivies des Îles Caïman, des Pays-Bas et de la Suisse, selon un rapport publié le mardi 13 décembre par l’ONG.

Oxfam fustige la « dangereuse course à la concurrence fiscale » que se livrent les États pour attirer les entreprises, à l’occasion d’un rapport publié ce mardi 13 décembre. L’ONG a également dressé la liste des 15 « pires paradis fiscaux », parmi eux quatre pays européens et la Suisse.

Après le scandale des « Luxleaks », des « Panama Papers » ou encore plus récemment celui des « Football Leaks », le rapport d’Oxfam, intitulé « la bataille des paradis fiscaux » révèle comment les pays se livrent à une sous-enchère sur les impôts des sociétés, pour attirer sur leur territoire les sièges de multinationales.

« Les paradis fiscaux aident les grandes entreprises à soustraire aux Etats des milliards de dollars par an », dénonce Manon Aubry, responsable de plaidoyer Justice Fiscale et Inégalités à Oxfam.

Les Bermudes à la première place

Les Bermudes se trouvent en tête de cette liste des « pires paradis fiscaux » établie par l’ONG. Quatre États de l’UE y figurent: les Pays-Bas qui occupent la troisième place, l’Irlande (6e), le Luxembourg (7e) et Chypre (10e). La Suisse occupe le quatrième rang, juste devant une autre grande place financière, celle de Singapour.

Si le Royaume-Uni ne figure pas en tant que tel dans le classement, quatre territoires de la couronne britannique en font partie, dont les deux premiers, les Bermudes et les Îles Caïman, suivis par Jersey (12e) et les Iles Vierges britanniques (15e).

Ces pays encouragent les « pratiques les plus extrêmes d’évasion fiscale », souligne Oxfam, qui rappelle, par exemple, « les avantages fiscaux illégaux » accordés par l’Irlande à Apple qui ne paie que « 0,005% d’impôts dans le pays ».

La France « pas en reste »

L’ONG va plus loin encore. Elle estime que « les pays du monde entier sont engagés dans une dangereuse course à la concurrence fiscale, en réduisant la facture fiscale des entreprises afin d’attirer des investissements sur leur territoire ».

Selon elle, la France « n’est pas en reste ». « Elle vient aussi d’adopter une baisse progressive de son taux d’imposition sur les sociétés, de 33% à 28% et multiplie les crédits d’impôts aux entreprises, qui coûtent à l’Etat français plus de 83 milliards d’euros par an », souligne Oxfam.

« Ce nivellement par le bas de l’impôt sur les sociétés ne profite à personne », regrette Manon Aubry, qui appelle les gouvernements à « collaborer pour mettre fin à cette course folle à la concurrence fiscale et s’assurer que les entreprises payent leur juste part d’impôts ».

J.M. avec AFP

 

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