OU ALLONS-NOUS ?

ouLe capitalisme a des légions d’apologistes. Beaucoup le sont de bonne foi, produit de leur ignorance et du fait que, comme l’a dit Marx, le système soit opaque ; sa nature exploiteuse et prédatrice ne parait pas toujours évidente aux yeux des femmes et des hommes. D’autres le défendent parce qu’ils sont ses grands bénéficiaires et amassent d’énormes fortunes grâce à ses injustices et inégalités. Il y a aussi ceux (« gourous » financiers, « opinionologues », « journalistes spécialisés », académiciens « bien-pensants » et les divers représentants de la « pensée unique ») qui connaissent parfaitement bien les coûts sociaux qu’impose le système en termes de dégradation humaine et environnementale. Mais ils sont très bien payés pour tromper les gens et poursuivent inlassablement leur labeur. Ils ont très vite appris que la « bataille des idées » est absolument stratégique pour la préservation du système et des privilèges dont ils bénéficient.

Nous sommes vraiment dans un monde devenu complètement fou. Comment peut-on être sain d’esprit et prétendre qu’un système financier et économique,  basé sur l’argent dette et encourageant la spéculation boursière, est une perspective viable à longue échéance ? Comment a-t-on pu donner à des banques privées  la possibilité de créer la monnaie, et en parallèle, voter l’interdiction aux Etats souverains de le faire ? Comment peut-on autoriser  quelques personnes à gagner autant que plusieurs dizaines de milliers ? Comment, au nom de la croissance, peut-on permettre  et même encourager la  véritable folie dans la folie qu’est la destruction de notre environnement ?

Il y a de quoi être perplexe. De plus, comment qualifier cette cupidité avide et maladive de tous ces oligarques ? A quoi vont bien leur servir tous ces milliards accumulés ? Espèrent-ils, comme les pharaons jadis en Egypte, que ces milliards vont les accompagner dans la tombe et pour l’au delà ? Si ce n’est pas une maladie mentale, je voudrais bien que l’on me dise de quoi il s’agit. Comment peut-on ne pas être malade mental quand on accumule des milliards sur des montagnes de cadavres ? Cadavres qui sont ceux des pauvres qui meurent de faim, de malnutrition de maladies qu’ils n’ont pues soigner faute de moyens, ou d’accès à des médicaments trop chers, ou de guerres fomentées par ces mêmes oligarques qui veulent accaparer la richesse du sous sol de ces pays.

Et comment se fait-il que les peuples ne se réveillent pas quand ils voient ces horreurs et ce qu’on fait dans leur dos ? Alors, ceux qui ont encore conservé une certaine dose de santé mentale, qu’attendez-vous pour réagir, pour constituer des réseaux, réfléchir à un autre paradigme de société, basée sur la solidarité et la fraternité entre tous les peuples, et une économie au service de l’homme et non l’homme au service de la finance ? Que le monde soit pris dans une catastrophe d’ampleur planétaire, à la fois économique, sociale et écologique ?

Il est urgent d’éradiquer le capitalisme, parce que le système obéit à une logique implacable, centrée sur l’obtention du profit, ce qui concentre la richesse et augmente incessamment la pauvreté et l’inégalité économique et sociale.

Depuis cinq siècles d’existence c’est tout ce que le capitalisme peut offrir. Qu’attendons-nous pour changer de système ? Si l’humanité a un futur, il sera clairement socialiste (au sens politique propre pas à la sauce du PS de F.Hollande). Avec le capitalisme, en revanche, il n’y aura de futur pour personne. Ni pour les riches ni pour les pauvres. La sentence de Friedrich Engels, et aussi de Rosa Luxemburg : « socialisme ou barbarie », est aujourd’hui plus actuelle que jamais. Aucune société ne survit quand son impulsion vitale réside en la recherche incessante du bénéfice, et son moteur qui est le profit. Plus tôt que tard cela provoque la désintégration de la vie sociale, la destruction de l’environnement, la décadence politique et une crise morale. Nous n’en sommes pas encore là, mais le temps qui nous reste est faible.

 D’après D.POSITAIRE et A.BORON

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« Si les peuples du monde ne sont pas capables d’enterrer le capitalisme, alors le capitalisme enterrera la planète »…Evo MORALES

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