LA PLANETE RIGOLE

Les premiers écolos historiques furent les « retours à la terre » et hippies post soixantehuitards. Ils n’étaient pas politisés, leur démarche étant avant tout individuelle, inspirée par un rejet de la société de consommation et du style de vie méga-urbain, et par une recherche de vie autarcique basée sur la pratique de l’agriculture biologique. En l’absence de mouvement centralisateur, ces écolos historiques se regroupèrent localement en cercles informels pour échanger leurs expériences.

L’écologie entra officiellement dans l’arène politique en 1974 avec la candidature de René Dumont, agronome proche des trotskistes, aux élections présidentielles. Mais en se politisant, l’écologie créa ses propres forces de division et d’incohérence internes, amorçant ainsi son processus de « crétinisation » qui a trouvé son apogée  avec la candidature de l’ex-juge anticorruption Eva Joly à l’élection présidentielle.

L’écologie politique est aujourd’hui incurablement tombée à pieds joints dans le panneau archi-convenu du « sauvetage de la planète ». Les écologistes vont-ils enfin comprendre un jour que l’homme n’a pas la puissance nécessaire pour mettre sérieusement en danger la mère nourricière, et que ce ne sont pas ses maigres petits pets nauséabonds et ses misérables suintements industriels depuis quelques dizaines d’années qui vont affecter la santé d’un astre vieux de 4,5 milliards d’années ? Ces usurpateurs sémantiques ne paraissent pas partis pour cela et, bien au contraire leur vision simpliste emprunte le pire de la suffisance insupportable de ces pseudo-scientifiques qui s’imaginent pouvoir influer sensiblement sur le cosmos, alors qu’ils ne sont que d’infinitésimaux grains de poussière.

Témoin de ce délire, le fameux « réchauffement climatique » qui occupe tant les esprits et se trouve peut être, en partie, provoqué par l’activité humaine (et encore ce n‘est pas sûr !), mais qui ne met en danger que le fragile équilibre de la civilisation hyper-industrielle des hommes, et certainement pas la survie de l’espèce entière (qui a déjà connu des températures équivalentes à celles putativement annoncées par le GIEC, organisme onusien référant mondial mais noyauté par la clique green business d‘Al Gore), et encore moins la planète elle-même, qui doit bien s‘amuser à observer ces petits microbes imbus d’orgueil s‘attribuer une compétence qui manifestement leur échappe.

En effet, si les glaces du pôle se mettaient à fondre, la terre serait quasiment recouverte par les eaux et elle s’en porterait très bien (elle a vécu ainsi pendant une cinquantaine de millions d’années), de même dans l’hypothèse d’une guerre thermonucléaire généralisée, nul doute que notre planète (ainsi que nombre d’espèces vivantes) survivraient aisément. Quant à la misérable pollution par les bouteilles plastiques et autres papiers gras, ce n’est que l’homme que cela gène, pas la Terre… D’ailleurs tout étant biodégradable avec le temps, même les écolos n’ont pas à s’inquiéter pour le futur ! Enfin, la Terre pourrait bien mettre tout le monde d’accord sur l’ensemble de ces affaires en nous concoctant une petite glaciation de derrière les fagots pour 3 ou quatre millions d’années, ce qui règlerait d’un coup tous les problèmes de pollution, de GES, d’« El Nino », de surpopulation, etc…..

Disons le tout net, la Terre n’a pas besoin qu’on s’occupe d’elle et les humains seraient bien inspirés de concentrer leur énergie sur leurs propres problèmes de survie énergétique et alimentaire pour les décennies à venir, afin de garantir leurs deux besoins fondamentaux, à savoir : se nourrir et se chauffer. Et ceci est loin d’être gagné d’avance ! La planète, elle, ne craint rien ni personne et surtout pas les hommes, et si tels les dinosaures ou quelque autre espèce nous venions à disparaître pour une cause interne ou externe, notre chère planète continuerait son chemin dans l’univers, un petit sourire au coin des lèvres en pensant à cette espèce disparue qui avait cru un jour pouvoir faire, puis défaire et enfin refaire l’équilibre naturel.

Source

« Il peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas le retour du printemps »…proverbe ALFGHAN

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2 réflexions sur “LA PLANETE RIGOLE

  1. @bibi32 : ce n’est pas la politisation qui fait foirer l’écologie, (d’ailleurs elle n’a pas foiré, elle est de plus en plus présente dans l’esprit des gens), mais l’égo surdimensionné de certains (Cécile Duflot) et l’opportunisme politique d’autres (Cohn Bendit).

    Sinon, dire que la Terre se fout de l’humanité, très bien, mais on peut appliquer ce raisonnement quasiment à tout ce qui existe : le Soleil se moque de la Terre, notre Galaxie se moque du Soleil et l’Univers entier se moque de tout…

    C’est pourquoi la prise de conscience écologique doit connaître ses limites : l’humanité, la faune et la flore, les terres et mers. Ne pas agir pour protéger ce patrimoine, c’est continuer à vivre selon les préceptes égoïstes de notre société et amener tous nos proches vers une fin rapide.

    Alors, montrons que notre intelligence peut servir à quelque chose de tangible et pérenne.

  2. Bien sûr que la terre ne risque rien de l’homme ! Sans blague ! Par contre, l’histoire de notre planète nous apprends qu’une espèce qui détruit son milieu et le déséquilibre ne fait pas long feu. Les écolos veulent sauver l’humanité, pas « la Terre ». En tant qu’ex-agriculteur bio et ex-écolo, vous le savez bien! Par contre vous avez raison, leur politisation a tout fait foirer…

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