Une classe mondialiste qui s’enrichit, faite d’hommes d’affaires, de banquiers, des rentiers. De plus en plus de millionnaires et même de milliardaires, bref des gens qui nous abreuvent du mot travail, mais qui eux même sont des parasites vivant sur le dos de l’État et des plus faibles. Ils nous parlent des heures et du travail acharné qu’ils font : s’ils comptent dans ces heures les voyages et les séjours dans des hôtels de luxe, les repas dans les trois étoiles, les visites et réceptions en tout genre : je crois que beaucoup sont prêts à les remplacer !
Une autre classe de plus en plus déconnectée de la mondialisation et des réalités, une classe que l’on maintient dans un état d’ignorance. Le nombre de pauvres augmente, c’est pour ça qu’il faut les abrutir, pour les empêcher de réfléchir. Il faut sans cesse trouver de quoi les détourner des vrais problèmes : l’insécurité, le foulard ou même le réchauffement planétaire reste des valeurs sûres. L’État remplit de moins en moins son rôle de protecteur et répartiteur des richesses, car la banque et la finance endettent sans cesse l’État pour le contrôler.
Et enfin une classe moyenne qui paye la mondialisation et les profits à outrance d’une minorité de privilégiés. Mais une classe qui a longtemps eu l’impression de faire partie de l’élite et qui préfèrent chercher les causes de son mal-être dans la criminalisation de la pauvreté. Le retour à la réalité n’est pas facile, lorsque le système a profité de vous jusqu’à la corde et qu’ensuite il vous renvoie dans les cordes. Le retour de manivelles est terrible, vous ne faites effectivement pas partie de leur monde : à leur yeux vous n’êtes ni plus ni moins qu’un larbin !
Cette classe moyenne a permis de faire tampon entre les ultras riches et les plus pauvres. Tandis que la partie supérieure de cette classe aspirait à « faire partie de l’élite », les plus pauvres tentaient, eux, de rejoindre cette classe moyenne. Chacun avait ses objectifs dans cette « course à l’échalote », et tous pensaient que les plus riches le permettraient. Oubliés le combat collectif et la lutte des classes, vive la promotion sociale et l’ascension individuelle. Le piège mis en place se referme lentement sur tout le monde… Ceux qui contrôlent les politiques, l’économie, et la finance, ont divisé la société et la population, semé la crainte et le doute, pour mieux en manipuler et stigmatiser les composantes.
Comme autrefois la royauté contrôlait la pensée du peuple par la parole de l’église, la classe dominante contrôle le cerveau des citoyens par la puissance des médias à leur service. Performance, rentabilité, mérite rejoignent travail famille patrie et laissent loin derrière liberté, égalité, fraternité ! On fabrique du « winner », on flatte la réussite et la cupidité, on présente l’homme comme un loup pour l’homme, on cultive le mythe de l’homme qui en veut toujours plus et l’on fait croire que la seule loi c’est celle de la jungle. Et bien non, un homme normal n’a pas envie de voler son voisin, non une société n’est pas la jungle, non, la prédation n’est pas inscrit dans les gènes humains.
Et si à la place de concurrence on parlait de coopération, si à la place de réussite professionnelle on pensait épanouissement humain, si à la place de système capitaliste….. on inventait autre chose.
« Il y a assez de ressources sur cette planète pour répondre aux besoins de tous mais pas assez pour satisfaire l’avidité de quelques uns »… GANDHI
cela me parle tellement…. malheureusement.
EXCELLENT §§ MAIS DANS LES riches VOUS OUBLIEZ LES politiques souvent avocats d affaires ou agents immobiliers marchands de sommeil !!!!!! n’ayant jamais vraiment travaillé et de père en fils comme leurs amis du show business!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A mon avis les politiques, comme les capitaines d’entreprises ou les faiseurs d’opinion médiatiques, font partie de la classe dirigeante certes fort bien payés mais bien en deçà des grands privilégiés de la classe dominante. Ces gens ne sont relativement riches que parce que leur loyauté vis à vis de leurs maîtres a un prix. La classe moyenne pour sa part n’a que bien peu à offrir aux puissants, dernière tranche du prolétariat solvable c’est elle qui entretien un semblant d’Etat qui n’est plus au service que des 0,0001%.
http://rvvaza.blogspot.fr/2014/11/distinction-entre-classe-dominante-et.html
Ma famille d’origine moyenne plutôt haute ne cesse de défendre ces 1%. Ils n’ont aucune chance d’en faire partie un jour, mais ils continuent à s’y associer. Pourtant ils ont eu droit aux 8 heures sur le brancard dans le couloir des urgences où il manquait cruellement de personnel. Ils ont aussi eu droit au liscenciement très très abusif. Mais non, ils campent sur leurs positions sans se rendre compte qu’ils scient de bon cœur la branche sur laquelle ils sont assis. Je dois dire que cela me rend perplexe. Je ne vois pas comment le changement pourra se faire… Pourtant ils sont cultivés, ont accès à toutes les informations, mais rien n’y fait…
J’aime bien lire vos articles sur votre site
Je partage votre analyse sur la mondialisation qu’on fait payer aux classes moyennes. La crise systémique que l’on traverse ( crise économique, sociale et écologique) est le résultat d’un capitalisme forcené, prédateur, exploitant des individus et destructeur des écosytèmes. La dévotion à la sacro-sainte croissance a permis de faire grossir un gâteau empoisonné, celui-ci donnait l’impression que les miettes des pauvres grossissaient les empêchant de s’indigner ou de se révolter.
Ce système basé sur le culte du productivisme entraine toute la population dans une spirale consumériste mortifère qu’Hervé Kempf explique dans ses livres « Comment les riches détruisent la planète » et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ». Je suis convaincu qu’ils trônent déjà sur les étagères de votre bibliothèque. ( http://regales.over-blog.com/article-comment-les-riches-detruisent-la-planete-le-livre-salutaire-d-herve-kempf-72837699.html )
Il y a donc bien pour moi une réactivation de la lutte des classes qui n’avait pas disparu. On a enfumé l’opinion publique en lui détournant le regard des enjeux majeurs et pendant ce temps la classe oligarque a ciselé son discours, a aiguisé sa conscience de classe, a renforcé ses connivences pour organiser une captation obscène des fruits de la croissance.