CES ENTREPRISES PAS COMME LES AUTRES

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Coca-Cola, McDonald’s, Marlboro (et je pourrais ajouter tant de marques américaines arrivées en Europe au cours du XXe siècle) ne sont pas des entreprises comme les autres. Depuis les origines de l’humanité, les gens achetaient des boissons parce qu’ils avaient envie d’en boire, des nourritures parce qu’ils avaient envie d’en manger, du tabac parce qu’ils avaient envie de fumer. L’innovation incroyable, faite par ces sociétés américaines, a été de détourner l’attention des acheteurs des qualités réelles du produit, et de leur vendre le rêve qui vient avec.

Des millions de personnes se sont mises à boire du Coca-Cola, non parce que c’est meilleur qu’un jus de pomme fermier, mais parce que la publicité leur avait suggéré que boire du Coca-Cola, c’était être moderne, dans le coup, s’amuser, être quelqu’un de bien. Ils se sont mis à fumer pour ressembler au séduisant cow-boy de Marlboro. À aller chez McDonald’s pour la prétendue « ambiance de fête » du clown Ronald McDonald’s. Sans se rendre compte de la qualité déplorable de ce qu’ils avalaient.

Le but est avant tout d’économiser au maximum sur le produit ! En effet, ces entreprises n’ont plus investi dans leurs produits mais dans l’emballage, les photos de stars, les photos de paysages du Far West, des publicités matraquées via tous les canaux de communication et événements sportifs et culturels, les jeux-concours, et les cadeaux gratuits pour les enfants (spécialité de McDonald’s). Et pour payer tout ça, elles économisent le plus possible sur :

  1. Les matières premières : surtout aucun ingrédient coûteux. Le sirop de glucose est devenu la pierre angulaire de cette nouvelle industrie, complétée par le pain blanc, le ketchup et les frites surgelées ; tout miser sur les produits de très longue conservation.
  2. La main-d’œuvre la moins qualifiée possible : pas besoin de beaucoup de paysans pour fabriquer du Coca-Cola. Pas besoin de diplôme de cuisinier pour faire des hamburgers à la chaîne.
  3. Utiliser des ingrédients entraînant une dépendance du consommateur. C’est le cas évidemment du tabac, mais on peut en dire autant du sucre et de la caféine du Coca-Cola, ainsi que des produits McDonald’s : à force de consommer cette nourriture molle, grasse, tiède et vaguement sucrée, on observe que les enfants deviennent incapables d’ingurgiter la nourriture traditionnelle. Ils sont dégoûtés par les odeurs fortes, par les aliments qu’ils ne connaissent pas, et ne parviennent plus à mâcher ce qui est dur, ni même à se servir correctement de couverts de table.

Sans surprise, les effets ont été, et sont toujours aujourd’hui, catastrophiques sur la santé des populations vulnérables. Confrontées à des messages publicitaires qui faisaient appel à leurs instincts naturels, elles sont tombées massivement dans le piège qui leur était tendu.
S’agit-il d’une tromperie volontaire, organisée, et à grande échelle ? Oui, bien sûr, car le public était sans défense face aux supercheries d’une publicité fondée sur une profonde connaissance de la psychologie humaine. Quoi de plus normal que d’avoir envie d’être séduisant, de s’amuser, d’être « cool » ?

S’agit-il d’une atteinte à la santé et à la vie des consommateurs ? Oui évidemment, car toutes les publicités de ces entreprises visaient à détourner l’attention des consommateurs du contenu nutritif réel des produits. Leur but : faire croire au contraire que consommer ces boissons, nourritures, cigarettes, rend la vie plus festive et heureuse.

Faut-il rappeler que la formule du Coca-Cola est secrète ? Que les fabricants de tabac américains ont payé des médecins pour déclarer, dans leurs publicités, que le tabac soignait les maladies du poumon ? Cela n’est ni innocent, ni anodin. Il y a des conséquences graves. Il est normal que les responsables paient.

Une règle d’or pour terminer, tenez-vous à distance de tous les produits qui ont besoin de marketing pour être vendus. Si une entreprise a besoin de dépenser beaucoup d’argent pour faire parler d’elle, c’est que son produit n’intéresse personne, et que les gens ne viendront pas spontanément chez elle pour le demander. C’est donc que son produit est inutile, ou de mauvaise qualité.

  • Dès que vous voyez une publicité avec des paysages de rêve et des personnes magnifiques qui s’aiment et rient aux éclats ;
  • dès que l’emballage est élégant et sophistiqué ;
  • dès qu’un produit est vanté simultanément à la télévision, à la radio, sur Internet et dans les journaux…

Cela veut dire que quelqu’un essaye de vous vendre un produit plus cher que sa vraie valeur. Soyez alors particulièrement attentif à son mode de fabrication. Demandez une garantie satisfait ou remboursé. Et si le vendeur vous la refuse, prenez vos jambes à votre cou !

À votre santé !

 D’après un article de « Santé Nature Innovation« 

 

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