METRO, BOULOT… GALERE !

aaa

Tous les Français ne rentreraient pas chez eux après leur travail, c’est ce que prouve une étude menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), qui montre que presque un quart des sans-domiciles adultes en France ont un travail. Publiée le 8 avril cette étude a été menée auprès des services d’hébergement et de distribution de repas et montre qu’effectivement une partie des SDF ont un travail, souvent à temps partiel, mais qui ont tout de même un certain revenu. Avoir un logement quand on travail ne semble donc pas être un acquis.

Jérôme Accardo chef du département des prix à la consommation, des ressources et des conditions de vie des ménages de l’Insee explique que l’enquête a été faite deux fois, une fois en 2001 et une fois en 2012. L’enquête de 2012 confirme la plupart des résultats de l’enquête de 2001 et d’abord que les sans domicile sont pour une partie d’entre eux des gens qui travaillent, des gens qui ont un emploi. Très précisément un quart d’entre eux ont un emploi, donc contrairement à l’image que l’on pourrait avoir des sans domiciles qui sont inactifs, ce sont des gens qui sont dans la population active et qui travaillent, qui se lèvent le matin pour travailler toute la journée, mais qui n’ont malheureusement pas la possibilité de trouver un logement. Le reste ce sont des chômeurs pour 40% d’entre eux et le reste sont des inactifs.

L’enquête fait ressortir que les emplois qu’occupent les sans domiciles, sont des emplois peu qualifiés. Ce sont des emplois qui sont minoritaires en CDI, il n’y a que 40% de CDI alors que dans la population qui a un logement c’est 87% de CDI, les autres sont en CDD, en poste temporaire, en intérim… Il ressort aussi que neuf sans domicile sur dix, gagnent moins de 1200 euros net par mois, c’est très en deçà du salaire net médian qui est de 1700 euros net par mois. Pour 60% des sans domiciles en emploi, le salaire net est de 900 euros, ce qui est moins qu’un SMIC net à temps plein, en niveau de vie c’est en dessous du seuil de pauvreté.

Les raisons qui ont conduits ces personnes a la rue sont connues depuis la première enquête de 2001, qui ont été revues à l’occasion de l’enquête de 2012. Il y a un certain nombre de sans domiciles parce qu’ils ont perdu leur logement à cause d’une rupture familiale, d’autres ont perdu leur logement à cause d’une situation professionnelle qui ne leur permettait plus de payer le loyer. Une partie d’entre eux qui n’est pas négligeable car elle a beaucoup augmenté entre 2001 et 2012 ce sont les sans domiciles étrangers, une partie d’entre eux n’ont pas de place dans les centres d’accueil des demandeurs d’asile. Ils se retrouvent sans domicile car ils ont quitté leurs pays. Enfin, il faut constater que c’est à Paris et en région parisienne, la situation y est la plus compliquée. Le cout du logement est évidemment un paramètre fondamental… et tant que l’on privilégira la rente au travail, rien ne changera !

Une réflexion sur “METRO, BOULOT… GALERE !

  1. Pingback: METRO, BOULOT… GALERE ! -

Les commentaires sont fermés.