D’ETRANGES POISSONS AU BOUT DE L’HAMECON

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On le répète depuis longtemps, la mer est la poubelle naturelle de l’Homme. Pneus, pétrole, déchets radioactifs et autres en tous genres, le sixième continent n’est pas né tout seul. Maintenant, bien naïfs sont ceux qui pensent que manger du poisson ou des fruits de mer, est toujours aussi bon pour la santé. Si la grande bleue est polluée, ses habitants le sont tout autant. Voici des informations surprenantes sur des pêches étranges au quatre coins du globe.

La visite commence au Canada, à Hamilton plus précisément, dans la province de l’Ontario. La semaine dernière, un pécheur a eu la surprise de prendre au bout de son hameçon, un poisson pour le moins intriguant. Une tête et deux corps ! La photo a fait le tour des réseaux sociaux, chacun y apposant un commentaire, en fonction de son ressenti. Photoshop, montage, « fake », tous les arguments (ou presque) ont été avancés face à ce spécimen pour le moins inattendu.

Redescendons maintenant un peu plus bas, pour se rendre en Argentine. Il y a quelque temps, les pêcheurs ont eu une surprise de taille. Lors d’une pêche de nuit, près d’une centrale nucléaire dans la province de Cordoba, Julian Zmutt et ses collègues, ont remonté un poisson loup à trois yeux dans l’un des réservoirs de la centrale. Ce poisson ressemble à s’y méprendre, à Blinky, le poisson à trois yeux de la série « Les Simpson » ! Pour la petite histoire, Burns, le patron de la centrale où travaille Omer, explique l’existence de ce poisson en indiquant qu’il s’agit d’une étape de l’évolution et non le résultat d’une mutation quelconque, due à l’industrialisation et surtout à la centrale. Néanmoins, lorsque Blinky lui est servi pour diner, il refuse catégoriquement de le manger. Tout comme Burns, les pécheurs n’ont pas souhaité manger ce spécimen et l’ont gracieusement offert à la science afin que celle-ci détermine si la transformation de ce poisson est une « anomalie naturelle » ou bien le fruit d’une pollution exacerbée par la centrale nucléaire.

Traversons maintenant l’atlantique pour se rendre en Norvège, la terre sainte du Saumon. Voici que le 4 novembre dernier, un élevage complet de Saumons, à Gulen a été touché par l’ISA (Anémie Infectieuse du Saumon). Etant d’un risque très élevé, cette maladie a été prise très au sérieux par les autorités Norvégiennes de sécurité des aliments. Le virus se propage très rapidement et est aussi infectieux que celui de la grippe. De ce fait, les 180 000 poissons de l’élevage (sans exception aucune) ont été abattus. Cette maladie déclenche des hémorragies internes chez les poissons et étant très contagieuse, il a été préférable d’éradiquer toute la ferme. Cette décision a été prise afin d’éviter la contamination de fermes voisines d’après les autorités.

Redescendons enfin vers la Suisse où du poisson contaminé au césium de Fukushima a été retrouvé dans les supermarchés ! Le 23 octobre, le 20Mins a affirmé dans sa version allemande  que le poisson contaminé a bel et bien été retrouvé en magasin. La Radio 105 a procédé à une expérience toute simple. Elle a acheté au hasard, deux morceaux de thon qu’elle a transmis au laboratoire de Bale. Après une expertise de radioactivité, les deux échantillons ont révélés être contaminés au césium 137 et 134. Cette substance est présente uniquement dans les centrales nucléaires, ce qui en résulte tout naturellement, que Fukushima est fortement suspecté responsable. D’après les analyses, les isotopes sont comme une signature, ce qui permet d’affirmer que les deux poissons ont été en contact avec de l’eau radioactive de la centrale, même s’ils ont été péchés aux Philippines. D’autres poissons ont été ainsi « testés » mais aucun résultat n’a été communiqué pour l’heure.

Afin de savoir si un poisson est radioactif ou pas, il faut procéder à des analyses très poussées et très coûteuses en laboratoire. Le simple fait de les passer au compteur Geiger pour évaluer la teneur en Becquerels ne suffit pas. De ce fait, sachant qu’il faut en moyenne 40 ans pour évacuer la radioactivité de l’eau après Fukushima et sachant que les vents et les courants ne cessent de transporter les eaux contaminées autour du monde, il est fort à parier que bon nombre de poissons déjà en vente ne soient pas totalement sains. Le tout est de savoir, quand les médias en parleront de façon unanime et honnête. Faudra t’il attendre une nouvelle vague de maladies étranges sur l’espèce Humaine au détriment de la chute d’un système économique bien huilé ? Quel risque courons nous réellement ? Et quels seront les effets sur nos enfants dans les prochaines années à venir ?

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