BLAIREAU DE BASE : LE RETOUR !

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Et oui, à force de le côtoyer, de l’observer dans sa voiture, dans la rue, à la machine à café ou à le lire sur internet, il est difficile d’en faire abstraction. C’est une caricature de la bêtise, le blaireau de base, le fameux BdB, est une histoire sans fin …, mais si la bêtise tuait ce serait la fin de l’espèce !

 Le BdB, lorsqu’il passe à proximité d’une banlieue, se demande avec ironie comment le jeune qui roule en BMW a trouvé l’argent pour se l’acheter, mais le BdB ne se demande jamais lorsqu’il passe prés de Neuilly, de Monaco ou du Luxembourg d’où vient l’argent de ceux qui roulent en Roll Royce ou en Ferrari ! Si la délinquance se mesure à la taille de la voiture…y’a pas photo !

Le BdB adule les patrons et les investisseurs, « sans eux il n’aurait pas de travail ! ». Si les femmes se servent de la partie gauche de leur cerveau et les hommes de la partie droite, pour le BdB, son cerveau c’est TF1, à croire que la soumission aux plus riches et à leur propagande est dans ses gènes ! Le BdB trouve toujours que les pauvres coûtent trop cher, c’est ce que lui disent les riches : il n’a aucune raison de ne pas le croire !Le BdB est un mouton-prêt-à-la-tonte.

Si le BdB aime les riches et les puissants, et ceux-ci savent qu’ils peuvent compter sur lui pour préserver leurs privilèges. En effet, en cas de conflits sociaux, les meilleurs des BdB iront faire le « coup de poing » contre les grévistes et en recouvriront les slogans et affiches par ceux du FN s’il le faut. Le BdB se laisse docilement dépouiller de sa retraite ou de sa sécu et même de son emploi…car il sait que l’on ne peut pas faire autrement, tout ça c’est la faute des syndicalistes, des gauchistes, des immigrés et des fonctionnaires. Par contre si l’on touche à sa voiturele BdB est capable de devenir très violent, il a ses priorités le BdB !

Sur internet, le BdB se lâche et n’hésite pas à poster dix à vingt fois la même chose, à répondre à « coté de la plaque » ou à se présenter comme un des « winners » qu’il vénère, il aime se la jouer et s’imaginer directeur d’une multinationale ou grand entrepreneur international, mais bien souvent il ne possède pas grand-chose, à part un QI déficient. Le BdB défend avec acharnement le système capitaliste tel qu’il est, le seul changement envisageable à ses yeux, c’est celui qui le ferait passer à un régime totalitaire car le BdB  rêve d’un chef tout puissant.

Une des trouvailles du BdB c’est qu’il voudrait toucher son salaire complet, même la partie socialisée ; le BdB pense que cela suffirait à lui payer sa santé, son chômage, sa retraite, j’en passe et des meilleurs ! Le BdB veut se débrouiller tout seul, trop d’impôt, trop d’Etat ! Mais, pense-t-il payer directement de sa poche ses soins hospitaliers, les policiers qui le protègent,  l’école de ses enfants, le trottoir sur lequel il marche et le déneigement de la route qu’il emprunte l’hiver ? Le BdB vit dans un monde parallèle complètement déconnecté de la réalité !

Le BdB est un grand admirateur du modèle libéral, il défend même que pour une question d’égalité tout le monde devrait payer le même pourcentage d’impôt pour faciliter le calcul ; si on le laisse faire il mettra un impôt forfaitaire de 500 euros pour tous, ou mieux, il est partisan que moins tu gagnes plus tu payes pour t’inciter à travailler plus.

Parfois le BdB me laisse pantois et désarmé, ses affirmations ou sa logique sont telles que devant les absurdités qu’il assène, je ne trouve rien à répondre : il confond les grosses entreprises du CAC 40 avec l’artisan du coin ? Et ses références intellectuelles sur le communisme ou les fonctionnaires sont les blagues à Coluche !

Par contre, même s’il ne comprend pas tout, le BdB sait que l’on parle de lui, que ce soit dans une conversation ou lors de la lecture d’un article qui le concerne ; alors là, il part dans des délires complets et attaque tout azimut. Rien ne l’arrête, tout y passe, il argumente à sa façon, il s’enfonce, il perd pieds…mais il persévère. Et lorsqu’il s’arrête, il suffit par une petite phrase de relancer la machine. Il n’est pas loin du mouvement perpétuel le BdB !

Lire le premier épisode :  LE BLAIREAU DE BASE

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5 réflexions sur “BLAIREAU DE BASE : LE RETOUR !

  1. Juste un petit supplément: le BdB estime qu’il est juste qu’il ait droit à sa retraite complète, puisqu’il « l’a bien méritée ». C’est qu’il n’a rien compris au système par répartition, et il trouve normal que des jeunes paient aujourd’hui pour un privilège auquel ils n’auront pas droit. Il râle contre le système actuel, mais il espère tout de même que ledit système durera assez pour lui garantir cette retraite. (remarque: ce n’est pas une charge contre le système par répartition, puisque la capitalisation est affectée des mêmes tares congénitales).
    Contrairement au BdB, je ne défends pas mon bifteck; mais ceux de ma génération, en soutenant l’édifice social par leur consentement tacite, plongent leurs enfants dans le piège de la dette tous azimuts. Belle moralité!

  2. Donc toute les personnes qui ne sont pas en accord avec votre vision du monde sont des blaireaux?
    Quand on est libéral, on est pas forcément ultra libéral. tout comme vous insultez ceux qui ne connaissent le communisme que par les sketchs de Coluche, vous ne connaissez le libéralisme que par l’image que les médias vous renvoient.

    Je suis fonctionnaire, j’ai une vision libéral du monde. non, je ne suis pas pour un suppression de l’impôt (mais peut être pour une diminution, soit, je l’admet). je tiens à notre système social, au maintient d’un rôle de l’état pour la sécurité ou la santé, et non tout le monde ne doit pas payer les mêmes impôts (jusqu’à une certaine limite).

    Mais le problème se situe ici: malgré les impôts qui ne cessent d’augmenter, l’ETAT n’assure plus ses rôle principaux, que sont la sécurité, l’égalité et le respect de la concurrence. à quoi bon rester quand vous payer 1-20 fois plus que d’autres quand vous avez un système pas efficace qui vous sert mal, vous rembourse mal, ne vous protège pas?
    s’il concentrait ses moyens sur la sécurité social, sur son rôle régalien, sur le respect de la concurrence (ici, comme le montrait l’un de vos précédent article, ces grands groupes regagnent autant de la part de l’ETAT qu’il ne lui versent, et tant pis pour les artisans de quartier), la France irait bien mieux.

    au delà de ca, les politiques cherchent à maintenir des industries qui se meurent (et notamment à cause d’eux), à employer des moyens liberticides et couteux avec votre argent (Hadopi, la captation de données, j’en passe et des meilleurs). Toutes ces politiques emploient des gens (des fonctionnaires, c’est un fait) qui sont sur-payés pour des résultats médiocres ou simplement scandaleux.
    le redressement productif? le redressement productif? qu’est ce donc? y a t il eut des résultats (bénéfique, j’entends) à quoi bon redresser des entreprises qu’on plombe de charges?

    Non, je ne parle pas au nom de tous les libéraux, mais je pense qu’un peu plus de respect ne ferait pas de mal à votre billet.
    Toute la merde (pardonnez mon expression) qui se passe depuis des dizaines d’années, c’est pas les libéraux qui l’ont mise en place, c’est juste des gens qui s’accordent toujours plus de pouvoir, et ce dans la légalité (cf, vos grosses voitures à Monaco)

    Tour ce que les blaireaux veulent, c’est un peu plus de liberté d’entreprendre, pour des gens normaux comme vous et moi. Des charges, il en faut, des facilités d’entreprendre aussi.

    • Che Barnotacorus,

      Malheureusement, vous êtes la démonstration parfaite de l’argumentaire développé.

      • Soit, j’aurai espéré un semblant de débat, je n’étais pas foncièrement contre l’avis de ce billet, juste un peu de mesure aurait pu apporter quelque chose de constructif, plutôt que de catégoriser à tout va.. à force de vous enfermez dans votre vision du monde, vous risquez de devenir comme nous 😉

    • l’article est excellent !
      le blaireau n’a rien entre ses deux oreilles qui puisse ressembler à un cerveau et
      il est content que règne encore pour quelques temps la paix des esclaves

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