LE "VRAI" TRAVAIL !

Le « vrai » travail ? Celui des 600 accidents mortels par an, des 4500 mutilés du travail, du stress, des risques psychosociaux, du harcèlement, des souffrances, des suicides, du chantage à l’emploi et du management de combat ?

Le « vrai » travail ? Celui des droits violés et des licenciements sans motif, des 900 000 « ruptures conventionnelles » de gré à gré sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des maladies professionnelles (amiante, TMS, surdité, cancers…), qui augmentent, mais sont sous-déclarées, sous-réparées ?

Le « vrai » travail ? Les 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an, dont 1/3 et à 50% liés au travail ?

Le « vrai » travail ? Des milliers d’ouvriers désamianteurs, que Sarkozy laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire ?

Le « vrai » travail ? Celui de ce jeune ascensoriste de 26 ans, écrasé par l’engin qu’il réparait, victime de la compétition sauvage « libre et non faussée » ?

Le « vrai » travail ? Celui de l’ouvrier de 55 ans devant son marteau piqueur ? De l’instituteur de 62 ans pour sa 41ème rentrée devant sa classe d’enfants ? De l’infirmière qui soigne encore à 65 ans ? De celles et ceux pour lesquels le travail est devenu plus pénible depuis le report de l’âge de la retraite ?

Le « vrai » travail ? Celui des seniors licenciés (2 sur 3 à partir de 55 ans), empêchés de cotiser plus de 35 annuités, alors que 42 sont exigées dorénavant pour une retraite décente ?

Le « vrai » travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3×8, des 4×8, des intérims et CDD répétés ? Mais, « la vie, la santé, l’amour sont précaires… Pourquoi le travail ne le serait-il pas ? » (F. Parisot, N. Sarkozy)

Le « vrai » travail ? Celui du partage féroce et forcé du temps de travail entre sur-travail, sous-travail et sans-travail, avec un milliard d’heures supplémentaires, non déclarées, non majorées, non payées, 1,4 million de temps partiels subis, sept millions de travailleurs précaires (80% de femmes), cinq millions de chômeurs ?

Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à se loger ni à vivre décemment de leur salaire ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes, qui gagnent 27 % de moins que les hommes, et occupent 85 % des temps partiels non qualifiés ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes sortis de l’école, pour 25 % au chômage et 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, sans droits et sans papiers, exploités par des esclavagistes et des marchands de sommeil bien français ?

Le « vrai » travail ? Celui des 25% de restaurateurs qui utilisent des clandestins non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le « vrai » travail ? Celui d’exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins, tandis que de petits agriculteurs et ouvriers agricoles, étranglés par les intermédiaires et les grands commerces, vivent dans la misère ?

Le « vrai » travail ? Celui des manœuvres, la « viande » que méprisent les contremaîtres dans les grosses entreprises de BTP ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le « vrai » travail ? Sans statut, parce que « la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail », selon Mme Parisot et… M. Sarkozy ?

Le « vrai » travail ? Sans loi, sans état de droit dans les entreprises, sans protection des contrats, sans promotion dans les carrières, sans garantie de l’emploi ?

Le « vrai » travail ? Celui des conventions collectives, vieillies, foulées aux pieds par un patronat qui ne les négocient plus ?

Le « vrai » travail ? Sans syndicats, auxquels on doit, pourtant, le Smic, la durée légale, les congés payés, la sécurité sociale, le code du travail… ?

Le « vrai » travail ? Sans hygiène sécurité, sans médecine du travail renforcée et indépendante, sans institution représentative du personnel ?

Le « vrai » travail ? Celui soumis à la spéculation de la finance, des fonds de pension cyniques et rapaces, celui des Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, Freescale, de Lejaby, de Pétroplus, ou des Fonderies du Poitou, ou de toutes celles et ceux qui ont dû se battre pour le garder ?

Le « vrai » travail ? Celui des actionnaires, des rentiers, des ultra-riches, des banksters du Fouquet’s, qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ? Ou le plus pénible, qui est aussi le plus mal payé, dans le bâtiment, la restauration, le nettoyage, les transports, l’entretien, l’industrie… ?

Le « vrai » travail ? De celui qui bosse dur pour survivre misérablement, ou de celui qui exploite dur, pour vivre dans des palais dorés, avec des millions aux Iles Caïman ?

Article de Gérard FILOCHE inspecteur du travail

 « La valeur travail, c’est la référence de ceux qui ne bossent pas et encaissent les bénéfices »…Yan HAMAR

Publicités

2 réflexions sur “LE "VRAI" TRAVAIL !

  1. Je n’ai pas trouvé d’adresse de contact, alors le laisse un commentaire.
    Merci pour ce blog et ses argumentaires.
    Je me reconnais dans bon nombre de tes analyses et d’autres m’ont permis d’avoir un point de vue nouveau sur la politique et la lutte. je suivrai ton blog avec plaisir!

  2. Le vrai travail le 6 mai camarades c’est voter pour le candidat du Changement pour la République ! Aux urnes citoyens pour que la victoire soit resplendissante !

Les commentaires sont fermés.