DE L’ARGENT IL Y EN A QUAND IL S’AGIT DE …

Quand il s’agit de renflouer les banques : En 2008 et 2009, 128 milliards d’euros ont été trouvés par l’Etat pour soi-disant « sauver les banques »… Cet argent qu’elles ont reçu de la part de l’Etat a été détourné vers la spéculation, notamment contre la dette publique qu’elle a fait exploser.

Quand il s’agit de payer les intérêts de la dette publique illégitime aux banques : en 2011, il a fallu payer 45 milliards d’euros d’intérêts aux banques… alors que celles-ci sont les premières responsables de l’explosion de la dette.

Quand il s’agit de faire des cadeaux aux entreprises : Environ 65 milliards d’euros d’argent public sont offerts aux entreprises chaque année ! Sans aucune contrepartie ! Cela ne les empêche ni de licencier et ni de fermer les sites de production. 

Quand il s’agit d’alléger les impôts des riches : Chaque année, depuis 20 ans, entre 100 à 150 milliards d’euros ne rentrent plus dans les caisses de l’État ! En février 2011, la Cour des Comptes signale que les « dépenses fiscales » (le terme officiel pour les niches fiscales) ont connu une folle inflation à partir de 2004 (+ 55 %)…. pour atteindre 72,9 milliards d’euros en 2009. Mais il faut aussi y ajouter les dispositifs fiscaux « sortis » de la liste des niches en 2005 : 75 milliards d’euros ! Il y aurait donc aujourd’hui de l’ordre de 148 milliards d’euros de niches fiscales en tout genre ! C’est autant qui restent dans les poches des plus riches… ce n’est plus un « bouclier fiscal » c’est une véritable armure pour les riches.

Quand il s’agit d’exonérer les patrons de leurs cotisations : selon les organismes officiels, les exonérations de cotisations sociales ont représenté 30 milliards d’euros en 2010. « Soit 10,1 % du total des contributions et cotisations dues aux Urssaf ». Ces exonérations sont compensées à 90,2 % par l’Etat, c’est-à-dire par les impôts, creusant le déficit du pays et alimentant la dette ! Les exonérations sur les heures supplémentaires atteignent 2,95 milliards d’euros.

Quand il s’agit de fermer les yeux sur les fraudes fiscales des entreprises et des plus riches : Entre 40 à 50 milliards d’euros ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat grâce aux paradis fiscaux internationaux et aux falsifications des comptabilités des entreprises non contrôlées. L’Etat fait preuve d’une extraordinaire complaisance envers toutes les formes d’évasion fiscale (illégale) et d’« optimisation » fiscale (légale)… C’est ainsi que Total, la plus grande entreprises française, a pu ne pas payer un centime d’euro d’impôt sur les bénéfices en 2010. C’est ainsi que la milliardaire Liliane Bettencourt était imposée à 20 % de ses revenus avant le bouclier fiscal (alors que le taux d’imposition maximal de l’impôt sur le revenu est de 40 %) et à 0,17 % de son patrimoine (alors que le taux maximum de l’ISF est de 1,8 %).  Si madame Bettencourt possède en plus des actions Total, on comprend son parfait bonheur.

Quand il s’agit de remplir les carnets de commandes des marchands d’armes : Parmi les pays dont les dépenses militaires sont connues, la France est, en 2010, au troisième rang mondial (budget militaire équivalent à 65,74 milliards de dollars US) derrière les Etats-Unis et la Chine mais devançant le Royaume-Uni.

Et quand il s’agit d’envoyer l’armée faire la guerre pour défendre les intérêts de l’impérialisme français, l’argent ne manque pas non plus : Afghanistan, Tchad, Côte d’Ivoire, Kosovo, Liban, Libye…

 La crise a bon dos… quand il s’agit de faire payer les classes populaires et les jeunes, un des arguments qui est répété en boucle, c’est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’État…. et pourtant !

Ce texte a été réalisé d’après des articles parus dans « Tout est à nous »

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