SOCIAL-POLITIQUE-PARTI-SYNDICAT

De manière récurrente, le débat concernant les rôles respectifs des syndicats et des partis politiques resurgit. Certains sont choqués lorsque d’autres affichent à la foi des badges syndicaux et des badges politiques. D’après eux il ne faut pas tout mélanger. Pourtant les dirigeants du MEDEF affichent sans complexe leur appartenance à l’UMP. Et toute les organisations syndicales des PME/PMI apportent un soutient sans faille aux politiques de droite. Les règles du jeu ne serait donc pas les mêmes pour tout le monde.

Aux syndicats la rue et aux partis politique le champ institutionnel et les élections. L’attaque contre la population et les salariés en particulier n’est-il pas lié à la politique ? Alors que toutes les organisations syndicales patronales affichent clairement leur soutien aux politiques de droite, il est aberrant, que des salariés syndiqués soutiennent des politiques de droite, ou pire, vote à droite ! Le pourcentage d’abstention ou la répartition des votes parmi les syndiqués n’est malheureusement pas très encourageant, ainsi moins de 20% des militants CGT votent à gauche ! La majorité votent pour le PS, mais plus de 20% votent pour l’UMP et le…FN !

Même si l’indépendance des syndicats est un acquis que personne ne veut remettre en cause cela ne peut empêcher les partis politiques d’avoir un point de vue stratégique sur les ripostes possibles, même si au final c’est aux organisations syndicales de les mettre en œuvre. L’appartenance de militants syndicaux à des organisations politiques engagées ne plait pas forcement même à la CGT qui craint de se faire déborder sur sa gauche, alors qu’elle se rapproche parfois d’organisations réformistes comme la CFDT.

Tout est lié et vouloir attribuer aux uns la contestation et aux autres les échéances électorales est absolument mortifère pour l’ensemble de la population et des salariés. Le patronat et la droite avancent unis, et les salariés devraient répondre de manière isolée ? Les syndicats devraient également donner une conscience politique à leurs adhérents, car quand un délégué CGT se présente sur une liste FN, cela pose problème ! On ne peut représenter des travailleurs et défendre des valeurs capitalistes et libérales !

Le PS qui n’a jamais été très à l’aise dans les grandes mobilisations ouvrières voit parfois d’un mauvais œil l’activité des partis et des militants de gauche à ces occasions. Comme si les socialistes avaient peur que les événements ne leur échappent. Lorsque les mobilisations sont longues et suivies cela ouvre le terrain à la radicalité et certains au PS n’aiment pas trop cela, il préfère jouer l’apaisement et faire des promesses pour les prochaines échéances électorales. D’ici là le soufflet sera retombé et les promesses oubliées !

On essaie d’opposer le combat syndical au combat politique, comme on essai d’opposer le public au privé, le français à l’immigré, le chômeur au travailleur, alors que la réunion de tous les opposants aux réformes du gouvernement Fillon/Sarkozy est la seule solution. Le dicton « L’union fait la force » n’a jamais été autant d’actualité, à droite ils l’ont parfaitement compris !

« L’art de la vie publique, c’est de savoir exactement ou il faut s’arrêter, et d’aller un peu plus loin »… SAKI

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