PRIX CASSES ET EMPLOYEES SACRIFIEES

En Allemagne, berceau de l’entreprise, LIDL est régulièrement décriée par rapport à son attitude quasi esclavagiste envers ses employés. Non seulement le distributeur ne supporte aucune présence syndicale dans ses murs ou liquide abruptement un magasin si celui-ci s’est mis en grève, mais il fouille, observe, contrôle chacun de ses sujets régulièrement.

Le syndicat allemand Verdi a ainsi publié un « livre noir » qu’il alimente régulièrement pour dénoncer les rythmes de travail, les manques d’effectifs, les heures supplémentaires non payées, les pressions permanentes et les salaires de misère. Tel employé a ainsi reçu un avertissement où il était écrit : « La semaine dernière, vous êtes allé neuf fois aux toilettes et vous  y êtes resté en tout 72 minutes. C’est 27 minutes de plus qu’autorisé ; elles vous seront dès lors retirées de votre temps travaillé. »

En République tchèque, où LIDL est également présent, la question a simplement été résolue, en interdisant les visites au petit coin hors des temps de pause. Une exception est toutefois autorisée : « Les femmes qui ont leurs règles peuvent se rendre plus fréquemment aux toilettes », stipule le règlement. Mais pour qu’il n’y ait pas d’abus, ces employées-là devront porter un bandeau les rendant bien identifiable !

En mars 2008, le grand magazine hebdomadaire allemand Stern révélait que les dirigeants des magasins LIDL espionnaient leurs employés par l’intermédiaire de caméras vidéo et d’enregistrements audio.

En France aussi le personnel dénonce des conditions de travail avilissantes. En janvier 2005, l’entrepôt du magasin de Nantes était mis sous contrôle vidéo. 65 caméras pour 60 salariés !  Officiellement pour lutter contre le vol de marchandises. Officieusement pour mieux contrôler les salariés. Témoignage d’un délégué syndical, cité dans Ouest France « Il n’est pas un recoin où l’on ne puisse être vu par la caméra » dit-il. Les caméras sont reliées à un écran de contrôle unique, disposé dans le bureau du responsable entrepôt. « Quand il voit un salarié qui prend une pause trop longue, il demande à l’un de ses agents d’intervenir. Parfois, il convoque même le salarié dans son bureau ».

Dans Politis une jeune femme chef de magasin au LIDL de Clichy-sur-Seine témoigne : « On m’a demandé de harceler les employés, de changer leurs emplois du temps en permanence, de les surveiller, de faire craquer ceux qui n’étaient plus assez productifs. » Car, pour l’enseigne, « vous devez toujours être à 100 % ». Et si les pressions ne suffisent pas, les « qualitests » arrivent à la rescousse : « Des contrôleurs piègent les caissières en glissant des saumons sous des packs d’eau dans leurs chariots ; si elles ne soulèvent pas tout pour vérifier, elles sont immédiatement convoquées par la hiérarchie. »

Une caissière ayant travaillé aux LIDL de Saint-Ouen, Villeneuve-la-Garenne et Clichy confirme Quand la foule se presse au magasin, les caissières sont priées de travailler debout : « Vous perdez du temps et de l’argent si vous êtes assises », leur assène-t-on. Et les gérants de ramener dare-dare des chaises quand un inspecteur du travail ou un syndicat pointe le bout du nez.

Pourtant le groupe LIDL cultive la discrétion et ne publie pas ses comptes…

Malheureusement, ce système de management tend à se banaliser. Le monde du travail se déshumanise toujours plus, entrainant souffrances et frustrations. Les exigences des capitalistes à l’égard des salarié-e-s n’ont aujourd’hui plus de limites.

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Une réflexion sur “PRIX CASSES ET EMPLOYEES SACRIFIEES

  1. Je vais approfondir les us et coutumes de LIDL et s’ils choquent mon éthique,alors je réviserai ma fréquentation dépensière dans leurs surfaces :pour agir contre ces pratiques consistant à réduire les humains à des esclaves du système libéral dévoyé pour qui seul le FRIC compte ,il n’est point besoin de s’indigner, indignations dont il se foutent, par contre les toucher par le FRIC c’est comme les étrangler:ils n’ont qu’un seul dieu LE FRIC.Point.

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