VERTS ? DE QUELLE COULEUR ?

Au nom de l’écologie,  ils ont  approuvés la constitution européenne, et acceptent l’économie de marché. Ils ne veulent pas remettre en cause le système et préfèrent promouvoir un capitalisme repeint en vert afin que rien ne change. C’est vrai que certain d’entre eux ont des accointances très prononcées avec de gros groupes industriels ou financiers.

Hulot est un génie de la communication, il a réussi à faire de l’écologie un dogme ultralibéral ! Quand on voit la liste des multinationales qui le ou qui l’ont financé : E. Leclerc, L’Oréal, Bouygues, TF1 ou Rhône Poulenc, on peut douter de sa fibre écolo. En faisant de la politique fiction, on pourrait imaginer que sous l’œil bienveillant de Sarkozy, il se présente au premier tour de la prochaine élection présidentielle,  pour jeter le trouble et la confusion dans l’électorat de gauche … .

Bové, après avoir renié son engagement pour le non à la constitution est prêt à toutes les compromissions pour un avenir politique ; Cela lui réussi, il a été élu député européen sur la liste Europe Écologie. Depuis qu’il a retourné sa veste il présente ses contradicteurs comme des extrémistes sectaires. Il est fin prêt pour un secrétariat d’état ou pour tourner une pub pour Mac Do.

Cohn-Bendit, pense que de nombreux services publics comme celui de l’énergie doivent être privatisés. Il est très à l’aise avec les patrons de la finance et autres industriels qui le trouvent gentil garçon. Danny prône une «croissance verte», et une «écologie de marché»,  normal,  dans ses déclarations on apprend qu’il est pour le capitalisme avec tout ce qui va avec, du travail le dimanche aux délocalisations.

Y.A Bertrand en plus de ses sponsors comme les industries du luxe, BNP Paribas et Air France, se dit prêt à travailler avec Total ou Coca Cola : en matière d’écologie, on fait mieux ! Tous ces financement lui interdisent de dénoncer dans ses films que la crise écologique vient d’abord de notre système économique. Le capitalisme ne supporte aucune contrainte, surtout pas d’ordre écologique !

Bové et Cohn-Bendit sont des opportunistes,  libéraux,  qui veulent se faire une place dans le monde politique, leurs prises de position ne laissent aucun doute sur leur idéologie.  Hulot et Y.A.B sont des chefs d’entreprises qui surfent sur la vague écolo, leurs affaires sont florissantes et ils n’ont aucunement l’intention de remettre en cause le système qui les nourrit. La phrase type de ces «écotartuffes» est : «nous sommes tous responsables», comme si le smicard, l’artisan ou le SDF étaient responsables à égalité en matière de pollution avec le PDG de Total, d’Arcelor, ou de messieurs Dassault, ou Lagardére. Ce sont aussi les champions du «nous sommes trop nombreux sur terre», phrase choc qui légitimise les guerres en supprimant non pas la pauvreté mais les pauvres !

Les intérêts d’une multinationale ne seront jamais ceux de la nature et de l’humanité. Lorsqu’ils nous parlent de diminuer notre empreinte écologique il s’agit de diminuer nos revenus. Plutôt que réfléchir à un partage des richesses, ils surfent sur la vague écolo et nous culpabilisent de ne pas trier nos déchets. Pour nous manipuler ils se servent de l’écologie comme d’autre se servent de l’insécurité !!!

«La politique c’est l’art d’agiter les peuples avant de s’en servir»

Talleyrand

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Une réflexion sur “VERTS ? DE QUELLE COULEUR ?

  1. « on apprend qu’il est pour le capitalisme avec tout ce qui va avec, du travail le dimanche aux délocalisations. »
    Ce n’est pas sérieux. Le capitalisme interdit-il le repos hebdomadaire?

    « Le capitalisme ne supporte aucune contrainte, surtout pas d’ordre écologique »
    Un mécanisme de type « cap and trade » permet, théoriquement (si le marché est correctement supervisé et que les quotas sont correctement alloués), de plafonner les émissions de GES.
    La réglementation REACH, malgré ses considérables imperfections, vise à réglementer la chimie dans un cadre capitaliste etc.

    Considérez-vous que « chef d’entreprise », « marché », « privé », « communication » sont des gros mots? Si oui, pourquoi?

    Bref, je trouve votre texte peu argumenté, voire bourré de présupposés. Admettons que vous ayez raison, l’écologie est incompatible avec le capitalisme. Alors que proposez-vous?

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